Modératrice
Femme, 42 ans
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Le 15 Janv. 2012
 21h18
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Je vous propose MES morceaux choisis de ce très bon libre de Christophe André, déjà évoqué.
NB : je repète : ce sont MES morceaux choisis.
L’estime de soi.
- les informations que nous délivre l’estime de soi (ES) sont précieuses. Elles servent à savourer lorsque tout va bien, et s’activer en cas inverse.
- C’est l’estime de soi qui nous rend craintif ou ambitieux ; qui nous pousse à nous révéler ou à nous rétracter.
- Beaucoup d’ES sont à développement tardif, notamment chez les personnes qui ont du se construire elles-mêmes.
- La raison d’être de l’ES est la maîtrise paisible des processus d’ajustement à l’entourage.
- Symptôme de souffrance de l’ES : sentiment d’imposture qui se déclenche au moindre succès, au moindre signe de reconnaissance, et enclenche la lancinante question : est-ce que je le mérite ? et maintenant, vais-je être à la hauteur de ce succès ?
- Une attitude de défaite peut être sécurisante car familière et peu coûteuse en énergie.
- Faire semblant en se créant un personnage social permet de se faire accepter.
- Les stratégies inadaptées de protection de l’ES en définissent les problèmes.
Car l’effort est consacré à l’autodéfense et non à la croissance de l’ES.
On est alors dans un « moi » prison, au lieu d’un « moi » en perpétuel construction, évolution et amélioration.
- Si vous ne vous occupez pas de vous même qui le fera ?
- Le changement relève d’efforts réguliers mais les bénéfices peuvent arriver assez tôt.
Même s’ils ne sont pas encore résistants et automatiques, la pratique régulière va les automatiser et les rendre moins coûteux en énergie.
Les retours en arrière sont normaux, même avec sincérité et volonté, parfois les vieux démons reviennent, sous l’effet de la fatigue ou même de la négligence.
Il faut alors accepter ce qu’on ne peut changer, avoir le courage de changer ce que l’on peut et savoir faire la différence entre les deux.
Nous sommes ici dans le domaine du discernement et de la flexibilité.
Accepter pour agir.
- Notre cerveau est conçu pour l’action et non pour la réflexion.
- C’est pourquoi comprendre ne suffit pas, il faut pratiquer et pratiquer encore.
- Travailler sur l’ES commence par bien se traiter et donc s’accepter. il faut apprendre le respect de soi.
- Les sujets à bonne ES sont capables d’accepter leurs imperfections. ils savent ne pas être atteint par les esprits malveillants.
- Ils savent reconnaître ceux qui les apprécient et ne pas perdre de temps avec les autres.
- Accepter n’est ni tolérer, ni se résigner, c’est regarder les problèmes en face.
- Ainsi on évite toutes les phases de stress et de colère et on entre directement dans l’action.
Pratique de l’acceptation de soi :
- Rester conscient : à chaque agacement, énervement, volonté de justification, identifier tous ces moments où nous sommes en train de nous refuser à nous même.
- Dire oui : accepter la situation, ne pas nier, minimiser, justifier.
- Rester dans le présent sans partir dans l’auto-flagellation, la rumination, la dramatisation, accepter pour agir.
- Accepter l’idée du pire, ce qui n’est pas pour se résigner mais pour prévoir. Ici, la méditation est un bon outil pour prendre du recul et évacuer les pensées toxiques.
- Accepter le passé : renoncer à juger, à détester, pour accepter de recommencer à vivre.
- L’acceptation limite l’extension de la douleur.
- Le critique intérieur que l’on prend pour du recul et de l’exigence n’est en fait que de l’auto-intoxication.
- Cela peut venir de très loin. Un discours parental du type : « se critiquer pour progresser », des professeur qui enseignent l’insatisfaction de soi…Sous le masque de la lucidité, ces discours sont erronés et toxiques.
- Il faut savoir passer dans l’autocritique utile. S’il y a une inquiétude, d’où vient-elle ? le danger est-il réel ? est-ce que je l’amplifie ? identifier les excès du critique intérieur en utilisant un vocabulaire modéré et non extrême.
- Ainsi on parvient non pas à le tuer car il existera toujours, mais à atténuer considérablement son impact.
- Dès son retour sur la scène mentale, on parvient à le raccompagner à la porte.
- Prends soin de toi, ne te nuis pas, ne te laisse pas embarquer par tes peurs.
- Le dialogue intérieur est souvent confus et négatif, il nous retient. Il faut apprendre à surmonter.
- En prenant le temps de réfléchir à notre journée, semaine, ….on se donne le temps de regarder la réalité afin de profiter de l’instant présent plutôt que de traverser avec les yeux et l’esprit formé.
- Utiliser la méthode du OUI – MAINTENANT – DEMAIN - MERCI.
OUI : pour accepter les événements passés.
MAINTENANT : pour arrêter de ruminer et se mettre en position d’agir.
DEMAIN : pour décider de ce que l’on va faire.
MERCI : pour prendre le temps de la gratitude envers une personne grâce à laquelle on a eu un moment agréable.
- Attention : le dialogue intérieur doit se substituer aux ruminations mais pas aux contacts avec autrui ni aux actions.
- Exercice quotidien pour nous estimer : faire un peu plus que ce que nous aurions fait spontanément.
- En cas d’échec, apprendre à se parler comme à un ami et non s’auto-flageller.
- Une compétence sociale consiste à prendre sa place, sans prendre toute la place.
- Le versant expressif consiste à la prendre sans attendre qu’on nous la laisse.
- Le versant réceptif : écouter n’est ni approuver ni valider mais permet l’acceptation par les autres et entretient le lien avec les autres.
- On doit combattre le biais d’exposition sélective, qui est de choisir de préférence les informations qui confirment nos croyances et nos préférences. Sinon la première croyance à s’implanter restera très longtemps, même en cas d’invalidation ultérieure.
- L’action suit toujours l’acceptation.
- Pardonner n’est pas oublier. C’est décider de ne plus dépendre de la haine et du ressentiment envers ceux qui nous ont blessé.
- C’est décider de se libérer d’eux.
- C’est une forme de ré-acceptation après une forte blessure.
Le pardon.
La capacité à pardonner est un grand facteur d’équilibre intérieure et de régulation émotionnelle globale.
Le pardon n’est ni une esquive, ni une démission. Ce n’est pas absoudre mais c’est renoncer à souffrir à cause du souvenir de ce qui a eu lieu.
Le pardon doit être un choix libre.
Le pardon est difficile à faire car il semble représenter un choix faible alors que la vengeance serait un choix fort.
Il n’exige pas une réconciliation.
Il donne la victoire sur l’adversité et la noirceur.
Il est un préalable à la demande de justice ou aux actions pour empêcher une nouvelle offense.
La non-violence est un choix de réponse qui n’est ni une soumission ni un renoncement et qui nécessite courage, lucidité et maîtrise de soi. C’est s’attaquer aux idées et non aux personnes car elles sont souvent elles-mêmes des victimes qui perpétuent les violences subies.
- Toujours penser à la reconstruction après le conflit. C’est pourquoi il faut se comporter avec humanité et dignité dans la lutte.
L’estime de soi se nourrit de l’action sereine.
Trouver sa place.
Chercher sa place c’est chercher le lien, l’activité, les liens qui nous donnent le mieux le sentiment d’exister.
C’est chercher les interactions avec l’environnement humain et matériel.
Il y a les lieux où l’on se ressource, les actes où l’on se retrouve, les liens où l’on s’épanouie.
On est alors en harmonie. On a un sentiment d’évidence, de cohérence, de plénitude, il n’y a plus de questions.
Paradoxalement, c’est l’inaction qui est mauvaise pour l’estime de soi, car il n’y a alors pas de réalisation et l’on peut rêver d’avoir réussi ce que l’on n’a pas entrepris mais on ne saura jamais.
Seule l’action nous réalise et nous permet de changer. « on n’a de hautes pensées qu’en marchant » : Nietzsche.
Afin de déjouer toute forme de manipulation, il faut se donner le droit de : se tromper – s’arrêter – changer d’avis – décevoir – arriver à un résultat imparfait.
Vaincre l’intolérance à l’échec.
La honte est au cœur du problème. Elle nous fait sentir incompétent déficient et indigne. Pour la traiter il faut :
1) l’autopsie : pour comprendre. Instructif et émotionnellement thérapeutique. Réfléchir activement (ruminer est passif). Avoir une vision balancée, c'est-à-dire chercher aussi des éléments positifs. Conclure et tirer des leçons pour l’avenir. Arrêter d’y penser. Si la rumination revient, c’est que le travail n’a pas été suffisant.
2) Plus l’échec est douloureux, plus il faut le regarder en face.
3) Vérifier la perception dans le regard des autres. L’échec a souvent été perçu par les autres de manière plus sage et mesurée. D’ailleurs les autres aussi ont connu des échecs.
- percevoir les échecs comme des étapes d’apprentissage. Seuls ceux qui ne font rien n’échouent jamais.
- Evaluer honnêtement les conséquences de nos échecs. Le plus souvent elles sont bénignes.
- Moins on agit, plus il est douloureux d’échouer.
- Il y a de la toxicité, voir de la bêtise, à rechercher la perfection sans savoir se satisfaire de l’acceptable, qui, lui, est à notre niveau.
Accepter l’imperfection c’est la preuve que le goût de la vie l’a emporté sur l’obsession de l’image de soi.
- dans la vie, il y a la place pour l’excellence à certains moments et l’intelligence de vie à d’autres.
- « réussir » est une façon de se faire une place dans un environnement.
- On n’est pas quelqu’un de bien parce que l’on réussi mais parce que notre valeur interne existe (humain vs matériel).
- R. Kipling : si tu peux connaître le triomphe et le désastre et traiter ces deux menteurs de la même manière.
- L’humilité est l’acceptation tranquille de ses limites et de ses insuffisances afin de ne pas dépendre de son image et d’avancer à visage découvert, sans chercher à présenter son meilleur profil.
- L’humilité mène alors à l’action réfléchie, sans chercher à briller, sans craindre d’échouer.

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